Deux proches du président Touadera auditionnés dans une affaire présumée de coup d’Etat

Deux proches du président Touadera auditionnés dans une affaire présumée de coup d’Etat

Abidjan 28 mai 2026—(Afrique Diplomatie) : En République centrafricaine, deux personnalités influentes proches du président Faustin-Archange Touadéra, à savoir Sani Yalo et Bida Koyagbélé, sont entendues par la justice dans le cadre d’une enquête portant sur une présumée tentative de déstabilisation du pouvoir de Bangui.

Selon des informations relayées par le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH), les deux ministres conseillers ont été convoqués par la justice après avoir été cités dans un enregistrement audio attribué à Charly Kokama, un opposant centrafricain vivant en France.

Dans cet audio largement partagé sur les réseaux sociaux la semaine dernière, l’opposant évoquait l’imminence d’un prétendu coup de force contre le régime de Bangui et affirmait que plusieurs personnalités proches du pouvoir, dont Sani Yalo et Bida Koyagbélé, auraient été informées d’un projet en préparation.

Face à la gravité des déclarations, les autorités judiciaires ont décidé d’ouvrir une enquête afin de vérifier la véracité des accusations et d’évaluer l’existence éventuelle de menaces contre la stabilité des institutions de l’État.

D’après les mêmes sources, Sani Yalo a été entendu lundi 25 mai 2026, tandis que Bida Koyagbélé a été auditionné mardi 26 mai 2026 par les enquêteurs.

D’après le RJDH, le procureur de la République a confirmé la tenue de ces auditions sans toutefois donner davantage de détails sur le contenu des échanges ni sur les suites judiciaires envisagées.

Dans l’entourage du président Faustin-Archange Touadéra, l’affaire est prise très au sérieux. Plusieurs observateurs estiment que les autorités cherchent avant tout à prévenir tout risque de tension politique ou sécuritaire dans un contexte national déjà marqué par des fragilités persistantes.

Du côté des proches des deux ministres conseillers, l’on tente cependant de minimiser l’ampleur de l’affaire. Un proche de Sani Yalo cité par le RJDH affirme qu’« il y a eu des racontars et la justice veut en savoir plus », estimant que « l’équivoque a été levée ».

Jusqu’à présent, les deux concernés ne se sont publiquement exprimés sur cette affaire. Cette séquence intervient dans un climat politique particulièrement sensible en République centrafricaine, où les questions liées à la sécurité du régime et aux risques de déstabilisation demeurent au cœur des préoccupations des autorités.

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