ONU: l’Afrique exige des sièges au conseil de sécurité
Bangui 25 septembre 2026 —(Afrique Diplomatie): La réforme du Conseil de sécurité des Nations unies s’impose comme l’un des principaux enjeux de la diplomatie africaine à l’occasion de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale de l’ONU. Ouverte le 8 septembre 2026, cette session intervient dans un contexte où l’Afrique cherche à renforcer leur poids dans les mécanismes de décision de la gouvernance mondiale.
Cette revendication repose sur une position commune. L’Afrique demande au moins deux sièges permanents et cinq sièges non permanents au Conseil de sécurité.
L’Afrique défend également l’attribution des mêmes prérogatives aux futurs membres permanents africains, notamment le droit de veto si celui-ci est maintenu. Cette position s’inscrit dans le prolongement du Consensus d’Ezulwini et de la Déclaration de Syrte.
À New York, l’Afrique cherche ainsi à transformer une revendication historique en véritable stratégie de négociation. Les pays africains mettent en avant leur rôle dans les opérations de maintien de la paix, leur poids démographique et leur participation aux grandes questions internationales, tout en soulignant que le continent demeure le seul grand groupe régional sans représentation permanente au Conseil de sécurité.
Le président de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale a lui-même placé la question de la représentation africaine parmi les priorités de la réforme de l’Organisation. Il a estimé que la sous-représentation de l’Afrique ne pouvait plus être maintenue indéfiniment.
Cette mobilisation traduit une évolution africaine. Car au-delà de la dénonciation d’une sous-représentation historique, les États africains cherchent désormais à parler d’une voix coordonnée et à construire des alliances autour d’une réforme du multilatéralisme.
La bataille pour une présence permanente au Conseil de sécurité apparaît donc comme l’un des grands dossiers de la diplomatie africaine en 2026, avec pour objectif de faire évoluer la gouvernance internationale afin qu’elle reflète davantage les réalités géopolitiques contemporaines.
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