Comprendre le forum économique et humanitaire Russie-Afrique de Moscou
Par Erick NGABA depuis Moscou
MOSCOU, 29 octobre 2026 –(Afrique Diplomatie): Commerce, investissements, énergie, technologies et sécurité alimentaire, le Forum économique et humanitaire Russie-Afrique entend transformer le dialogue politique entre Moscou et les pays africains en projets concrets.
Organisée les 28 et 29 octobre dans le cadre du troisième Sommet Russie-Afrique, cette rencontre de haut niveau met l’accent sur une coopération mutuellement avantageuse et les perspectives de développement du continent.
Placés sous le thème « Développer une coopération mutuellement avantageuse et libérer ensemble le potentiel de chaque pays africain », les travaux prévoient 40 sessions et tables rondes réunissant environ 100 intervenants. Les échanges portent notamment sur le commerce, l’industrie, les investissements, la santé, l’éducation, la numérisation et la sécurité énergétique et alimentaire.
Le programme prévoit également une séance plénière avec la participation du président russe, Vladimir Poutine, ainsi que 19 rencontres bilatérales annoncées entre le dirigeant russe et ses interlocuteurs. Selon les organisateurs, 48 pays ont pris part au Sommet, dont 22 représentés au plus haut niveau.
Des engagements aux projets concrets
Au-delà des discussions diplomatiques, le Forum ambitionne de favoriser la conclusion d’accords, l’élaboration de feuilles de route et le lancement de projets pilotes susceptibles de produire des résultats mesurables pour les économies et les populations africaines.
Une exposition consacrée aux solutions russes dans les domaines de l’énergie, des ressources naturelles, de l’agroalimentaire, des produits pharmaceutiques et des infrastructures numériques et financières complète le programme.
Organisé par la Fondation Roscongress, l’événement met en avant le dialogue d’égal à égal et la défense d’intérêts communs. L’enjeu est désormais de traduire cette dynamique en investissements productifs, en transferts de compétences et en projets répondant aux priorités de développement des pays africains.
Pour les partenaires africains, les retombées concrètes de cette coopération dépendront notamment de la mise en œuvre des accords et de leur capacité à générer des emplois, à renforcer les économies locales et à soutenir un développement durable.
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