Centrafrique: 100 ex-combattants des groupes armés rejoignent le corps des Eaux et Forêts

Des ex-combattants intégrés dans le corps des Eaux et forêts

Centrafrique: 100 ex-combattants des groupes armés rejoignent le corps des Eaux et Forêts

Bangui 19 juin 2026 –(Afrique Diplomatie):  Une nouvelle étape vient d’être franchie dans le processus de paix et de réinsertion en République centrafricaine. Cent anciens combattants issus des groupes armés 3R et UPC ont officiellement achevé leur formation en techniques d’armement, de tactique et en gestion des ressources forestières, avant leur intégration au corps des Eaux et Forêts.

La cérémonie de clôture de cette formation s’est déroulée ce lundi au centre d’instruction de l’École nationale de police à Bangui, en présence des autorités civiles et militaires. Elle consacre la reconversion de ces ex-combattants, désormais appelés à mettre leurs compétences au service de la protection de l’environnement et de l’État.

Cette initiative s’inscrit dans la politique de consolidation de la paix et de réconciliation nationale portée par le président de la République. En offrant aux anciens membres des groupes armés une formation qualifiante et un emploi dans un secteur stratégique, le gouvernement entend favoriser leur réinsertion durable tout en renforçant la préservation des ressources naturelles du pays.

Le programme, mis en œuvre avec l’appui des alliés russes, a associé des enseignements portant sur la discipline, les techniques de sécurité et la gestion des espaces forestiers. À l’issue de leur formation, ces nouvelles recrues auront pour mission de protéger les forêts, de lutter contre l’exploitation illégale des ressources naturelles et de participer aux efforts de développement durable.

Au-delà de son aspect technique, cette intégration revêt une portée symbolique forte. Elle traduit la volonté des autorités de transformer d’anciens acteurs du conflit en agents de l’État, investis d’une mission d’intérêt public.

Dans un pays où la richesse forestière constitue un patrimoine essentiel, le choix de confier sa protection à des ex-combattants réinsérés apparaît comme un pari sur la paix, la responsabilité et l’avenir.

Cette reconversion illustre également l’évolution du processus DDR (Désarmement, Démobilisation et Réintégration), qui ne se limite plus au dépôt des armes, mais vise à offrir des perspectives concrètes d’emploi et d’insertion sociale aux anciens combattants.

Pour ces 100 nouveaux gardiens des forêts, une nouvelle vie commence désormais, tournée vers la protection de l’environnement et la construction d’une paix durable.

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