Macky Sall candidat africain au secrétariat général de l’ONU
Bangui 2 mars 2026—(Afrique Diplomatie): L’ancien président sénégalais Macky Sall a officiellement déposé sa candidature au poste de secrétaire général des Nations unies, marquant ainsi une étape significative dans les ambitions diplomatiques du continent africain sur la scène multilatérale.
La candidature a été formellement transmise à New York, au siège de l’Organisation, par le Burundi, qui assure actuellement la présidence en exercice de l’Union africaine. Le dossier est porté par le président burundais Évariste Ndayishimiyé, au nom des États membres de l’organisation panafricaine.
Selon des sources diplomatiques, cette démarche s’inscrit dans une stratégie concertée visant à présenter un candidat unique soutenu par l’ensemble du continent. En positionnant Macky Sall comme « candidat de l’Afrique », l’Union africaine entend renforcer le poids diplomatique du continent et faire valoir le principe de rotation géographique non écrit qui régit traditionnellement la désignation du secrétaire général.
L’Afrique n’a encore jamais dirigé les Nations unies depuis leur création en 1945, un argument régulièrement avancé par plusieurs capitales africaines pour justifier la nécessité d’une représentation plus équilibrée au sommet du système multilatéral.
Une candidature découlée d’une expérience avérée
Ancien chef d’État ayant dirigé le Sénégal pendant douze ans, Macky Sall bénéficie d’une expérience reconnue en matière de gouvernance, de diplomatie régionale et de médiation. Durant ses mandats, il s’est notamment impliqué dans plusieurs dossiers sécuritaires et économiques ouest-africains, tout en jouant un rôle actif dans les instances internationales.
Ses partisans mettent en avant sa capacité à dialoguer avec les grandes puissances comme avec les pays du Sud, ainsi que son engagement en faveur des réformes institutionnelles et du développement durable.
La course au secrétariat général des Nations unies demeure toutefois un processus complexe, où le Conseil de sécurité joue un rôle déterminant, notamment à travers le droit de veto de ses membres permanents. La candidature africaine devra ainsi naviguer entre équilibres géopolitiques, alliances stratégiques et dynamiques régionales.
En déposant officiellement le dossier à New York, le Burundi et l’Union africaine franchissent une étape clé, transformant une ambition continentale en initiative diplomatique concrète. Reste désormais à savoir si cette candidature parviendra à rallier un consensus international suffisamment large pour ouvrir à l’Afrique les portes du sommet des Nations unies.
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