L’Union africaine divisée sur la candidature de Macky Sall à l’ONU
Addis-Abeba 28 mars 2026—(Afrique Diplomatie): Le projet de soutien de l’Union africaine à la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies n’a pas franchi l’étape décisive.
Réunis ce vendredi 27 mars, les 55 États membres de l’Union africaine ont rejeté l’initiative, sous l’impulsion d’une vingtaine de pays, dont le Sénégal lui-même.
Selon des informations issues de la Commission de l’Union africaine, au moins 20 États ont opposé leur veto à cette proposition, portée initialement par le Burundi, qui assure actuellement la présidence tournante de l’organisation. Cette mobilisation a permis de bloquer le processus, révélant des divergences profondes au sein du bloc continental sur cette candidature.
Refus des autorités de Dakar
Le Sénégal figure parmi les pays ayant exprimé leur opposition. Dans un courrier adressé à sa mission permanente auprès de l’UA, Dakar a officiellement signifié son refus de soutenir la candidature de son ancien chef d’État.
Une position qui intervient après plusieurs semaines de silence et qui traduit des relations tendues entre les nouvelles autorités sénégalaises et Macky Sall. Cette prise de position du Sénégal a pesé lourd dans l’issue du vote, offrant un argument de poids aux autres États réticents.
L’enjeu de cette candidature est pourtant de taille. Antonio Guterres, actuel Secrétaire général des Nations unies, arrivera au terme de son mandat à la fin de l’année, ouvrant la voie à une nouvelle désignation.
L’Union africaine, traditionnellement soucieuse de parler d’une seule voix sur la scène internationale, espérait ainsi porter un candidat consensuel pour renforcer l’influence du continent au sein du système onusien.
Incertitude sur un position commune de l’Union africaine
Ce revers met en évidence les difficultés persistantes à dégager une position commune sur des enjeux stratégiques majeurs. Il laisse également planer des incertitudes sur la capacité de l’Afrique à présenter une candidature unifiée pour ce poste clé de la gouvernance mondiale.
En attendant, l’échec de cette initiative renvoie les États africains à la nécessité de renforcer les mécanismes de concertation interne, afin d’éviter que les divisions politiques nationales ne compromettent leurs ambitions collectives sur la scène internationale.
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