Bangui dément un paiement de 900 milliards de fcfa au groupe Wagner
Bangui 20 mars 2026 –(Afrique Diplomatie): Les autorités de République centrafricaine ont catégoriquement rejeté les informations faisant état d’un prétendu paiement de 900 milliards de francs CFA au groupe Wagner. Lors d’une conférence de presse tenue, vendredi 20 mars courant à l’hôtel Ledger Plaza à Bangui, le ministre conseiller à la présidence, Jules Djawé, a dénoncé une campagne de désinformation visant à fragiliser les institutions du pays.
Face aux médias, le ministre conseiller en communication du président FaustinArchange Touadéra a qualifié ces allégations de « mensonges » et de « contenus malveillants » diffusés dans le but de nuire au régime en place et de semer la confusion au sein de l’opinion publique.
Selon Jules Djawé, ces informations ont émergé à la suite du récent déplacement du chef de l’État centrafricain en Fédération de Russie. Depuis, plusieurs contenus à caractère jugé « calomnieux » circulent dans l’espace médiatique, laissant croire à une crise dans la coopération entre Bangui et Moscou.
Parmi les rumeurs évoquées figurent notamment une supposée exigence financière du groupe Wagner, un conflit entre les instructeurs russes et les autorités centrafricaines, un remplacement de Wagner par une structure dénommée « Africa Corps », ainsi qu’un prétendu blocage de l’aéroport international de Bangui-M’Poko.
« Nous ne sommes pas face à de simples erreurs journalistiques, mais à un narratif de désinformation cohérent visant à fragiliser le partenariat russo-centrafricain et à influencer l’opinion publique », a affirmé le ministre conseiller.
Le ministre conseiller a insisté sur la solidité de leur coopération avec la Fédération de Russie, qu’elles présentent comme un choix souverain relevant des intérêts stratégiques du pays.
Pour Bangui, ces attaques informationnelles viseraient à remettre en cause la liberté de la Centrafrique à définir ses alliances internationales.
« L’attaque ne vise pas seulement un partenaire, elle vise le droit souverain de notre pays à choisir ses alliés et ses axes de coopération », a martelé Jules Djawe.
L’ambassade de France pointée du doigt
Durant sa conférence de presse, Jules Ndjawé a également abordé des accusations relayées par certains médias étrangers mettant en cause des acteurs liés à l’ambassade de France en Centrafrique.
Sans confirmer ces éléments, le ministre conseiller a évoqué des accusations « graves » nécessitant une clarification officielle.
« Si ces éléments sont inexacts, ils doivent être démentis clairement. Dans le cas contraire, cela poserait la question du respect de la souveraineté de notre État », a-t-il déclaré, appelant à une réaction appropriée sur le plan diplomatique.
Dans un contexte marqué par la circulation rapide des informations et des rumeurs, le Conseiller de Touadera appelle à la prudence et à la responsabilité. Il a souligné la nécessité de lutter contre les campagnes de désinformation susceptibles de porter atteinte à la stabilité nationale et à l’image du pays à l’international.
Par cette prise de parole, Bangui entend réaffirmer sa position et préserver la crédibilité de ses choix stratégiques, tout en dénonçant toute tentative d’ingérence dans ses affaires internes.
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