Le Mali suspend Jeune Afrique pour apologie du terrorisme 

Le Mali suspend Jeune Afrique pour apologie du terrorisme 

Bangui 16 janvier 2026–(Afrique Diplomatie): Les autorités maliennes ont décidé d’interdire la circulation, la distribution et la vente du journal Jeune Afrique sur l’ensemble du territoire national. La mesure a été officialisée par une décision du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le général de division Abdoulaye Maïga, et entre en vigueur dès sa signature.

Fondée sur la Constitution, la Charte de la Transition révisée et la loi relative au régime de la presse et aux délits de presse, cette décision s’inscrit dans la volonté affichée de l’État de préserver l’ordre public, la stabilité institutionnelle et la cohésion sociale dans un contexte sécuritaire et géopolitique sensible.

Selon les autorités, Jeune Afrique s’est rendu coupable de publications comportant des accusations jugées infondées, tendancieuses et préjudiciables à l’image du Mali. 

Le journal est notamment mis en cause pour des analyses qualifiées de fallacieuses à la suite des perturbations observées dans l’approvisionnement en hydrocarbures, ainsi que pour des contenus assimilés à une apologie indirecte du terrorisme.

Le gouvernement malien dénonce également un traitement partial et déséquilibré de l’information, marqué par des allégations d’exactions visant certaines composantes de la population et portées contre les autorités des États membres de la Confédération des États du Sahel (AES), ainsi que contre les Forces armées burkinabè. 

Ces publications sont considérées comme manquant d’objectivité, de rigueur professionnelle et de respect des principes fondamentaux du journalisme.

Pour Bamako, ces dérives médiatiques constituent une menace pour la paix sociale et la sécurité nationale. Les autorités estiment que la diffusion de discours orientés, diffamatoires ou incitant à la haine ne saurait être tolérée dans un contexte de transition où l’unité nationale et la mobilisation collective sont essentielles.

La décision précise que tout contrevenant à cette interdiction s’expose aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur. Le texte sera largement diffusé et publié afin d’en assurer l’application effective.

À travers cette mesure, le Mali réaffirme sa détermination à défendre sa souveraineté informationnelle et à exiger des médias, nationaux comme internationaux, un traitement responsable, équilibré et respectueux des réalités africaines.
Les autorités rappellent que la liberté de la presse, pilier démocratique fondamental, ne saurait être dissociée du devoir de vérité, de neutralité et de responsabilité.

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